La maman de Maurice hurle : « Je suis morte ! ». Le fils entre en trombe dans la chambre de sa mère et s’immobilise :
- « Qu’est-ce que tu racontes ? »
- « Je suis morte. »
- « Mais non, tu n’es pas morte. »
- « Je te dis que je suis morte. La preuve : je n’ai mal nulle part. »
La douleur, longtemps cantonnée dans sa dimension organique, est aujourd’hui reconnue aussi comme souffrance.
Sans méconnaître la part purement biologique, la psychanalyse de Freud, inspirée par les aliénistes français, avait introduit la dimension de la parole (pleine) que délivre. Sans aucunement nier la nécessité d’appuyer une politique de prise en charge de la douleur, le psychanalyste dans le front de la clinique, à l’hôpital, tend à permettre au malade l’accès à ce verbe qui peut alchimiser la douleur d’organe en douleur morale, en humiliation, en chagrin, en mot d'esprit, voire en relation psychanalytique.
Ouverture : Philippe Casassus
La prise en charge de la douleur : Lucien Neuwirth
La sensibilisation à la douleur dans l’enseignement : Patrice Queneau
De la douleur à la souffrance : Serge Cottet
La sensibilité à la douleur et l’enjeu de la traversée analytique : Guy Dana
Traitement de la douleur et rééducation du membre supérieur : Patrice Morla
Douleur et thérapies psycho-corporelles : Jean Segalen
Un témoignage sur la douleur : Bernard Fèvre
La douleur et l’absence de douleur dans le développement de la cure : Gennie Lemoine
Les auto-érotismes : plaisir et douleur secrets : Gisèle Harrus-Revidi
Une petite histoire de la sensibilité : la douleur des autres : Gérard Danou
Les infirmières et la douleur : Claudie Gaoua, Hayette Le Bruchec
La douleur chez l’enfant : Jacqueline Alquier
Le chirurgien et la douleur : Philippe Saffar
Les actes de ce colloque sont disponibles.
RPH - Réseau pour la Psychanalyse à l'Hôpital
Association Loi 1901 - Siège Social : 33 Rue Jean-Baptiste Pigalle - 75009 PARIS
Tél. 01.45.26.81.30 - Courriel : contact@rphweb.net