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VIIIème COLLOQUE AFORMAG

24 NOVEMBRE 2000

Qu'en est-il de la vérité dans la relation médecin-malade ?

« ... La connaissance de la vérité peut nous dédommager de beaucoup de choses dont nous avons été privés et aussi d'une grande partie de nos souffrances ».

Freud à Ferenczi. 1918

Le thème de la vérité chez Freud aborde des questions très vastes. C'est pour cette raison que notre VIIIè colloque concernera la vérité dans la relation du médecin avec le malade. Le médecin ici ne se limite pas à celui qui a un diplôme de médecine car je pense, avec Freud, que le psychanalyste est le médecin du corps par excellence, c'est-à-dire de l'organisme traversé par le langage. Ce qui ne signifie pas que la psychanalyse est une médecine. Ni Freud ni Lacan ne lui ont souhaité un si funeste destin !

La vérité en psychanalyse vient d’un lieu bien précis : Lacan n’arrêtera pas de l’indiquer au long de son enseignement, comme il n’a jamais cessé de situer l’embarras de la médecine confrontée à la vérité dans sa pratique quotidienne.

La relation médecin-malade n’a pas d’issue. Et cela parce que le médecin ne sait que faire lorsque le transfert prend le dessus de la relation médicale, exclusivement organique.

C’est un ami, médecin de l’organique et homme de lettres, espèce en voie de raréfaction, qui a proposé le titre qui nous réunira le 24 novembre 2000 à la Faculté de Médecine Léonard de Vinci de Bobigny.

L’hôpital, monopole légitime de la médecine jusqu’à aujourd’hui, devant les obstacles grandissant de sa pratique, voit arriver des psychanalystes désireux d’offrir une issue possible aux difficultés de la clinique médicale.

 La médecine du XXIe siècle ne pourra pas, espérons-le, se passer de la psychanalyse. Mais cela nécessite que le psychanalyste puisse " se supporter, de façon à être digne du transfert, à se supporter de ce savoir qui peut, d’être à la place de la vérité… ". Loin d’être une pratique qui amène vers le mur, une psychanalyse, quand elle est bien conduite, car une " psychanalyse hors cure " ça n’existe pas, donne au malade, au patient, la possibilité, s’il le désire, de devenir analysant. Et à ce moment là, comme les enfants, nous pouvons dire : Il a de la chance !


Participants :

Dominique Bladier, Doyen de l'UFR Léonard de Vinci, Jean-Luc Breau, cancerologue - Bernard Cremniter, psychanalyste - Patricia Johansson-Rosen, psychanalyste - David Maladry, chirurgien plasticien - Karim Aboub, psychanalyste - Claude Halmos (sous réserve), psychanalyste - Stéphane Romano, chirurgien - Geneviève Morel, psychanalyste - Loïc Guillevin, médecin interniste - Gérard Danou, rhumathologue, spécialiste du traitement de la douleur.

Les actes de ce colloque sont disponibles.

 

RPH - Réseau pour la Psychanalyse à l'Hôpital
Association Loi 1901 - Siège Social : 33 Rue Jean-Baptiste Pigalle - 75009 PARIS
Tél. 01.45.26.81.30 - Courriel : contact@rphweb.net

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