Le mot toxicomanie est formé sur l’assemblage de deux mots : Toxique et Manie. Le premier renvoie au caractère nocif de la substance pour l’organisme (poison) ; le second à une nosologie psychiatrique en lien avec le comportement et la pensée.
Le toxicomane nous interroge parallèlement sur trois versants : organique, comportemental et psychique. N’oublions pas la dimension juridique qui intervient dans l’obligation de soins et l’injonction thérapeutique. Par ailleurs, l’épidémie du SIDA ainsi que l’hépatite C ont permis la mise en place d’une stratégie alternative au sevrage, la substitution et la réduction des risques.
Il nous semble néanmoins que ces évolutions renforçaient les dispositifs de prise en charge sur les versants organiques et comportemental. Qu’en est-il de la dimension psychique ?
Nous pensons qu’il n’y a pas de clinique sans le transfert. Le transfert est une drogue que le psychanalyste doit manier avec précaution. Si le toxicomane ne tira pas de jouissance de cette rencontre amoureuse avec le psychanalyste, il ne pourra pas s’engager, à partir de l’amour de transfert, à désirer savoir sur l’insupportabilité produite par la perte de l’objet qui comble, comme il peut, avec sa dose. Y a-t-il clinique sous transfert avec des toxicomanes ? Et si oui, des éléments viennent-ils prouver qu’un toxicomane a fini sa cure ? Et quelles en sont les conséquences ?
Nous vous attendons nombreux.
Alain Vaissermann, psychanalyste – Ludovic Levasseur, médecin – Patrick Lambouley, Psychanalyste – Taïeb Ferradji, psychiatre – Nicolas Jude, psychanalyste – Edouard Jean-Baptiste, médecin – Etienne Matter, Association ASUD – Serge Longere, Directeur de AIDES 93.
Les actes de ce colloque sont disponibles.
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