La lettre du RPH
Réseau pour la Psychanalyse à l’Hôpital
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Octobre 2006
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Rédacteur en Chef : Edith de Amorim |
N° 100 |
Editorial
Ce n’est pas encore ça la psychanalyse
Elisabeth Roudinesco avait animée dimanche 17 décembre dernier une discussion sur l’excellent documentaire de Daniel Friedmann intitulé « Lacan et les psychanalystes ». Que sont devenus celle et ceux qu’étaient jeunes psychanalystes en 1983 ? Entre autres, E. Prado de Oliveira, M. Zafiropoulos, E. Roudinesco ont aujourd’hui des postes universitaires, G. Haddad est reconnu par ses interrogations sur la religion. Je dis bien « entre autres ». Ma visée ici n’est pas de blessée des gens que j’estime, mais d’interroger la relation du psychanalyste avec la psychanalyse. Jusqu’à présent, seul Freud et Lacan ont eût des relations radicales avec la psychanalyse et ce que la soutient, à savoir, la clinique.
Chacun donne ce qu’il peut. Je pense que nous pouvons parler d’une réussite subjective pour chacun d’entre eux. Mais je ne m’adresse pas ici à des psychanalysants, je m’adresse à celles et ceux qu’ont fait allégeance à la psychanalyse en se disant psychanalyste. Ont-ils fait allégeance au discours psychanalytique ? Aucun d’eux, jusqu’à présent est « strictement psychanalyste », selon la jolie formule d’Elisabeth Roudinesco. La psychanalyse vit grâce à sa clinique, à la rencontre quotidienne avec le patient, mais surtout grâce à la rencontre avec le psychanalysant. Si les jeunes psychanalystes de 1983 ont réussi leur vie, ils défendent aujourd’hui, avec leurs moyens, la psychanalyse. Peuvent-ils faire davantage ? Ca serait grotesque d’y répondre à leur place. Cependant, je peut dire ce que je propose au sein du RPH pour servir la psychanalyse : a) Je propose que le psychanalyste ne quitte pas la position de psychanalysant (La psychanalyse du psychanalyste est sans fin. Cela pourrait peut-être le dégonfler de cette tendance humaine à servir le maître) ; b) Le RPH prône la formation des psychanalystes dans sa consultation publique de psychanalyse (de jeunes psychanalysants reçoivent des gens en psychothérapie ou en psychanalyse. C’est pour cette raison que vous pouvez lire dans notre plaquette que la consultation pourra être gratuite. D’un côté des gens que n’ont pas assez d’argent, de l’autre, des gens désireux de devenir des cliniciens, voire des psychanalystes). Cette consultation existe depuis 1993 ; b) Ce sont les psychanalystes qu’assurent la supervision ou le contrôle des jeunes praticiens. Cette consultation pourrait être la réponse à la foule des jeunes gens que sortent des facultés de psychologie et la paupérisation des psychiatres. Dans les deux cas ils ne savent pas quoi faire avec le transfert. Pour conclure, les psychanalystes devraient investir sur le strictement psychanalyste car la psychanalyse ne peut pas compter avec les mi-analyste (l’expression est de Freud à Jung), au risque de devenir, une méthode, une psychothérapie. Psychothérapie elle n’est pas, mais, quelques fois le psychanalyste est appeler à occuper cette position. C’est ce que j’avais demontrer dans notre cartographie. |
Remarquons que Freud n’a jamais quitter sa position de psychanalyste car, en écrivant l’« Abrégé de psychanalyse » la plume lui tombe des mains, faucher par la mort. Je pense que la psychanalyse du psychanalyste, comme sa relation avec l’inconscient ne s’abrège pas. C’est d’ailleurs ce que nous enseigne Lacan que, même avec les discussions institutionnelles et aux porte des enfer (ne vous étonnez pas les enfants, un psychanalyste va en enfer. Il laisse le paradis pour les innocents) n’a pas quitter les rendez-vous avec la clinique. C’est lui que dit ça.
Nul sait s’il est psychanalyste. Seul le psychanalysant peut l’installer dans cette position et l’évaluer, surtout quand la dimmension imaginaire du transfert s’est effacé avec le temps. C’est mort que nous pouvons dire, à partir des dires de son psychanalysant, qu’il, ce dernier, avait des rendez-vous avec un psychanalyste. La preuve de cette rencontre ? Les effets concrets dans sa vie.
Ainsi, si nous pensons avec Freud en 1933, c’est-à-dire, en faisant le bilan de sa pratique, que « L’activité psychanalytique est difficile et exigeante,elle ne se laisse pas manier aussi aisément que des lunettes qu’on chausse pour lire et qu’on enlève pour aller se promener. En règle générale, la pychanalyse possède le médecin ou pas de tout. Les psychothérapeutes qui se servent aussi à l’occasion de la psychanalyse ne se trouvent pas – à ma connaissance – sur un terrain analytique solide ; ils n’ont pas accepté toute l’analyse ; mais ils l’ont dilué, peut-être « désintoxiquéee » ; on ne peut pas les compter parmi les analystes. Je trouve que c’est regrettable. ».
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«L’œil - en salles obscures dont certaines accessibles !
The little Miss Sunshine, film américain, 2005, comédie, de Jonathan Dayton et Valerie Faris, avec Greg Kinnear, Toni Collette, Steve Carell, Abigail Breslin, Alan Arkin, Paul Dano… ou comment le grain de sable dans un moteur ne fait pas simplement qu’enrayer une belle mécanique …
L’accordeur de tremblements de terre, 2006, Royaume Uni, fantastique, de Stephen et Timothy Quay, avec Amira Casar, Assumpta Serna, Cesar Sarachu, Gottfried John… pour la musique de Vivaldi, les couleurs, l’automate, les automates…
Dans Paris, film français, 2006, comédie dramatique de Christophe Honoré, avec Joana Preiss, Louis Garrel, Romain Duris, Guy Marchand, Marie-France Pisier…
L’œil - en noir sur blanc
Paroles, de Jacques Prévert, Folio. Ce n’est pas nouveau, bien sûr, mais par gros temps c’est efficace contre le mal de mer…
Cinq méditations sur la beauté, François Cheng, Albin Michel… parce qu’on est presque en train d’oublier qu’au bas de ce capitalisme étatique chinois gisent 5000 ans (et plus) d’Histoire !
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Les réunions cliniques du RPH
Ces réunions se déroulent le deuxième mardi de chaque mois de 21h à 23h au 1 rue Lentonnet 75009 Paris.
Chaque mois un membre praticien de l’association présente une situation clinique.
La réunion est ouverte uniquement aux membres praticiens de l’association.
Informations :
J.-B. Legouis 06 11 89 51 81.
Date de la prochaine réunion :
17.10.06 : J.-B. Legouis
14.11.06 : L. Baudiment |
L’Assemblée Générale du RPH
Ce séminaire animé par F. de Amorim a pour thème l’identification en médecine et psychanalyse. Il se déroule le quatrième mardi de chaque mois de 21 h à 22 h 30 au 1, rue Lentonnet 75009 Paris. Il est ouvert aux médecins, étudiants et psychothérapeutes qui pourront apporter des situations cliniques à discuter pendant le séminaire.
Informations :
Lilia Nabaïs : 01.39.47.71.53
Date du prochain séminaire :
Le 24 octobre 2006
Le 28 novembre 2006
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Les colloques du RPH
Prochain colloque du
Samedi 25 novembre 2006 :
« Quid de l’urgence en médecine et en psychanalyse »
[…] Sans parler d’urgence, Lacan, dans le « Temps logique… » parle d’un moment de hâte. […]
[ …] Qui, aujourd’hui, accueille l’urgence ? Et comment ? Médecin généraliste, médecin urgentiste, service d’urgence psychiatrique, service téléphonique, SOS médecin ? |
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