Editorial
Pas de bonnes résolutions !
Voilà ce qui peut caractériser une rentrée au RPH : pas de bonnes résolutions, mais la continuation !
La bonne résolution comme tentative de réécrire le passé, d’embellir l’histoire, d’expurger le ratage, l’échec, la difficulté et pour ces raisons toujours vouée à n’être que vœu pieu, feu de paille, déjeuner de soleil.
La continuation n’a pas le peps, l’allant, l’engouement de la bonne résolution ; elle a la gêne aux entournures, le souffle court, le rouge au front de l’effort, de la faute. Elle a le poids du savoir et sa circonspection !
Au RPH, on continue. Pas de place pour la résignation, la contrition, la reddition ! Le bât de ce réel blesse mais pas plus que le deuil de la bonne résolution tombée au champ d’honneur de l’Imaginaire, et du moins reste-t-il un poids !
Dans cette continuation, un entêtement : l’éthique, l’engagement social : « La consultation pourra être gratuite ! » à ne pas confondre avec « c’est gratuit ! ». Elle le pourra si la conjoncture s’y prête, ce qui est rarement le cas, mais la modicité du paiement ne fait reculer aucun praticien du RPH.
Cette éthique n’est pas sans soulever la question – ô combien incommode – du prix de la séance, mais du moins rompt-elle les membres du RPH à l’abord de ce si sensible sujet. |
Approches du prochain colloque du 24 novembre 2007
A propos du gender
Gender ? Qu’entend-on par là, par ça, cet anglicisme ? On entend le genre, mais en français le mot est par trop grammatical ! Il semble que gender ait plus à voir avec le « sexe » français que le « sex » anglais qui ne jouit pas d’autant d’acceptions ! Mais si on peut dire « sexe », alors pourquoi « gender » ? Première question à poser à ceux qui emploient, en France, le mot en question. Voilà les chirurgiens déjà sur la sellette.
Gender pour une identité sexuelle donc. Du vrai qui sonne faux et du faux qui fait plus vrai que nature, tout dépend du registre où l’on se situe pour parler de son « gender », un peu comme les deux ailes qu’aurait la grenouille de Prévert, juste « avant l’e ».
Gender, un jeu de mots ? Une façon de parler d’un semblant, d’un décrochage de lune, de vieilles lunes ?
Un jeu de maux ? Du plus supportable au pire ! Qui soulève la question de la limite de la demande et le problème d’y répondre. Au tour des psychanalystes de rejoindre les médecins sur l’estrade pour tenter d’apporter leur savoir faire à la construction de l’édifice pisan de l’identité sexuelle, autrement dit du gender.
Gender : mot mis sur un des nombreux tourments du genre humain depuis que le monde est monde et dont le scalpel du chirurgien aurait enfin triomphé ? Nous en saurons plus en assistant au colloque que le RPH organise à l’hôpital Saint-Louis le samedi 24 novembre 2007. |