Editorial
Le corps à corps et à dia Ou l’être tiraillé !
Loin de la lettre, reste le souvenir flou d’un concept
Sur l’être et l’avoir un corps :
On a un corps, on n’est pas ce corps ;
Ca semble être l’exacte idée entendue un beau jour.
Car l’inverse, il est vrai, n’est pas tenable :
Etre un corps au lieu d’en avoir un !
On a bien un corps.
Mais il n’en reste pas moins que,
Parfois (et des fois aussi),
On est ce corps et, alors là,
Ce n’est pas une partie fine qui se joue
A l’hôpital en général !
A l’hôpital on y gît
A l’écart des autres de la vie,
Ces autres qui ont un corps
Sans qu’ils s’y connaissent vraiment ;
Ceux-là qui ne sont pas ce corps
Qui n’est que douleur, cancer, qu’ulcère
Qui n’est que taux hauts ou taux bas !
Dans ce corps à corps
On est à hue !
Tel l’âne sous le poids du bât qui blesse,
La douleur taraude, occupe la place, l’espace,
Car le corps sait mais met en maux !
Et l’Autre à dia :
Qui perfuse, coupe et coud, prend le pouls :
Comment ça va ce matin ? Cet après-midi, ce soir ?
Autrement dit, sous-entendu :
Caca ou prout ou bien les deux ?
Borborygmes, humeurs peccantes, flatuosités
Voilà les bruits qui tiennent lieu de paroles
Entre ceux qui sont et ceux qui font corps !
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Approches du prochain colloque
du 24 novembre 2007
GENDER
Gender : en lieu et place de ces « vérités non souhaitées » dont Freud, lui, se voulait le héraut (OCF.P, vol. X, Les chances d’avenir de la thérapie psychanalytique, p. 70), pour homme et pour femme, tout à la fois, comme pour le prix d’un seul, le prix d’un même.
Mais aussi pour Homme et Animal : prenez ainsi l’exemple de cette bonne Jane Goodall – celle-là même qui, décorée par beaucoup de beau monde international et enseigna, il y a peu, à Sarkozy la langue des chimpanzés – une petite visite à son site nous apprend que : «… Cette étude deviendra bientôt le plus long suivi de chimpanzés jamais réalisé et fera l'objet d'une étude en primatologie qui permettra de redéfinir les rapports entre humains et animaux. L’une des plus grandes découvertes a été la mise en exergue de la capacité de fabrication et d’utilisation d'outils par les chimpanzés. Elle allait modifier la limite homme-animal et forcer la science à repenser la définition du propre de l'Homme. » (www.janegoodall.fr, sa vie).
Puisque « Grâce à ses recherches, nous savons maintenant que les chimpanzés sont biologiquement semblables aux humains » les petits des chimpanzés ont, chez elle en Tanzanie, droit aux couches et aux biberons et elle donne aux petits tanzaniens et tanzaniennes des cours de chimpanzés !
Pendant ce temps, l’Europe se désespère de recevoir la visite d’un éminent tanzanien – même sans queue de cheval – décoré par ses pairs africains venant à Paris apprendre à nos petits chères-têtes-blondes à meugler, ou bien à cancaner, ou encore à chicoter, à caqueter, glouglouter, coasser, croasser… enfin toutes ces sortes de cris que nos égaux les animaux d’Europe émettent ?
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