Editorial
CPP - RPH
Mois-M pour la consultation publique de psychanalyse du Réseau pour la Psychanalyse à l’Hôpital !
Au rez-de-chaussée sur cour du numéro 33 de la rue Jean-Baptiste Pigalle se trouve les locaux de la CPP-RPH. Comme son nom sigle le laisse entendre aux familiers du RPH, ce lieu est dédié à l’écoute psychanalytique ainsi qu’à la formation de nouveaux cliniciens. C’est donc un lieu d’ouverture au beau milieu des frimas économiques des débuts de tout un chacun dans la vie de psychanalyste.
C’est un lieu tremplin vers la position de psychanalyste ; à l’orée de l’imaginaire et du symbolique, un lieu bien réel qui s’offre à l’écoute et à la formation clinique. Dès sa naissance, le RPH a fait nœud de la théorie et de la clinique et vœu que ses membres ne le déferait. Histoire de dresser une première muraille contre les assauts répétés de l’arrogance, de l’ignorance.
Les portes du RPH sont toujours grandes ouvertes aux pattes blanches réclamant de se noircir aux feux de l’enseignement et de la pratique psychanalytique !
C’est aussi le mois du colloque intitulé « Psychoses : échos, écueils, dérivations » qui aura lieu le samedi 26 novembre au Musée des Moulages de l’Hôpital Saint Louis : le RPH vous y attend dès 8 h 30.
PS : toujours sans nouvelle du Ministère de la Santé ! |
Un membre du RPH
Edith de AMORIM, membre
Je suis fille d’un capitaine et d’une miraculée faiseuse d’enfants … J’arrivai en sixième place.
Prise dans les rets serrés d’amours, je poursuivis, à l’amble mais quand même, des études de langue et civilisation italiennes. Licence obtenue à Strasbourg, je quittais l’Est pour Paris où il était plus facile pour une fille perdue de se sentir perdue.
Apprivoiser la Capitale et prendre vie « active » m’auront permis de desserrer quelques mailles de la résille familiale. Il me semblait, alors, qu’il ne me restait plus qu’une étape à franchir pour être complète, mais quelle étape ! trouver l’amour de ma vie avec pour tout viatique les poèmes de Hugo, Villon, Prévert et les chansons de Brassens ; à l’époque mon hymne c’était Les croquants !
L’homme rencontré et épousé, devenue mère, je fus sidérée de ressentir l’insuffisance à, disons, me sortir du bois, aussi je pris le chemin vers une Capitale bien plus capitale encore, je veux dire l’analyse.
Depuis presque dix ans j’explore cette majuscule ; en route ai rencontré le RPH, l’œuvre de Freud, le désir d’être psychanalyste, les débuts de l’écoute et ai eu le temps de me familiariser avec cette double et complémentaire exigence : entre l’éthique de l’analysant et les exigences de membre du RPH : je sais qu’il me reste beaucoup à apprendre ! |